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Traditions artisanales Ajacciennes



La Pêche au corail

La Peche au corail en corse
La Peche au corail en corse
Au XVIIe siècle, la pêche du corail était l'activité principale des habitants d'Ajaccio.
Elle employait quelques six cents personnes et touchait directement la moitié de la population. Elle avait lieu d’avril à septembre dans les mers de Corse et de Sardaigne, exceptionnellement sur les côtes d’Afrique, e,tre Bône et le Cap Bon, et mettait en mouvement une centaine de gondoles, petits voiliers d’une dizaine de mètres pouvant recevoir sept à huit hommes d’équipages, que les charpentiers locaux construisaient en 2 mois.
L’instrument de la pêche étaient une drague en bois (l’ingénio) en forme de croix grecque ayant une pierre en son centre et des filets aux quatre extrémités que l’on manoeuvrait à l’aide d’une corde.

Au cours du XIXe siècle, les choses évoluèrent autrement : l'intensification des échanges avec le Continent orienta peu à peu les armateurs vers le transport des matériaux au détriment de la pêche au corail ; cette évolution fut d'ailleurs encouragée par les pertes accusées sur les côtes africaines.

En mai 1816, les Barbaresques, sans distinguer les pavillons, attaquèrent les corailleurs corses péchant devant Bône. 56 bateaux subirent des dommages, certains furent pillés et même pris, d'autres dispersés ; quelques marins d'Aiacciu trouvèrent la mort.

On raconte souvent la belle histoire du mousse qui, travaillant à bord d'un bateau corailleur, découvrit un arbre de corail extraordinaire non loin de Bunifaziu (Bonifacio). Il n'en dit rien à l'équipage et rentra au pays. Pendant dix-neuf ans, il fit des économies pour s'acheter un bateau, puis revint avec ses enfants sur les lieux où, par miracle, l'arbre était encore. Il le vendit 100000 francs (1848) au gouvernement napolitain, puis vécut riche et heureux !

Références bibliographiques : Versini Xavier , « Ajaccio. De pierres et d’ombres …», sept 1991

La Fabrication de nasses

La fabrication de nasse à langouste
La fabrication de nasse à langouste
Les nasses, i nassi, sont fabriquées à l'aide de deux bois différents: u ghjuncu, le jonc, et a murta, la myrte.
U ghjuncu, le jonc, peut être ramassé de juin à la mi-août, car alors sa racine est tende et peut être arrachée facilement.
A murta, la myrte, doit être coupée à la nouvelle lune pour être bien résistante ; c’est le bois qui se conserve le mieux au contact de l’eau car son écorce persistante protège le bois du sel.
Les jeunes pousses de myrte servent, quant à elles, à fabriquer des aiguilles pour raccommoder les filets.






Il y a diverses sortes de nasses :
 
  • Les nasses à langoustes, i nassi à ligusti, ont deux entrées et sont de forme cylindrique.
  • Una baderna est le nom que porte un chapelet de nasses reliées entre elles. C'est ainsi que procédaient les pêcheurs de langoustes, i ligusteri; ils transportaient sur leurs lieux de pêche i baderni, les chapelets, et ensuite ils ne faisaient que les retirer, sarpali, prendre les langoustes, i ligusti, remettre les appâts, i bucconi, les relancer, calali.
  • Les nasses à murène, i nassi à mureni, sont soit construites suivant le modèle des nasses à oblades, soit construites suivant le modèle des nasses à langoustes, et alors elles ont le nom de u cecu.
  • Les nasses à oblades, uchiati, et à canthes grises, tanuti, sont construites suivant le même modèle; elles sont en forme de cloche et n'ont qu'une entrée, a bocca.
  • I bartavelli, les paniers à girelles, sont de petites nasses circulaires et aplaties dans lesquelles on dispose des oursins écrasés, zini sfraccicati, et qui pêchent des poissons de roche de petite taille, en particulier les girelles, i righjini. C'est une pêche très amusante que l'on pratique avec plusieurs paniers, deux, trois ou quatre, que l'on va relever et regarnir tour à tour.
  • Le vivier, d'une façon générale, s'appelle a prighjo, mais le vivier rond, cylindrique, a, lui, le nom spécifique de u stallonu.
Les nasses et les viviers sont surtout l'attirail des pêcheurs de langouste.
Mais, aujourd'hui, les langoustiers utilisent davantage les filets que les nasses pour capturer leurs proies.

Références bibliographiques : Extrait d’un mémoire soutenu en juin 1981 au Centre d’études Corses de l’université de Provence.

 


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