|
|
|
Pace, Salute è Sperenza per tuttiLe discours du Député-maire, Simon Renucci , pronocé à l'occasion de la cérémonie des voeux le 5 janvier
Mesdames et Messieurs,
Chers amis, C'est toujours avec beaucoup de joie que je vous accueille, ici à l'hôtel de Ville, avec l’équipe municipale, dans nos Salons Napoléoniens pour cette cérémonie amicale et chaleureuse qui nous réunit à l'occasion de la nouvelle année. Je suis très attaché à ce moment où je vous retrouve et où, ensemble, nous pouvons évoquer le devenir d’Ajaccio, cette ville que nous avons en commun. Pour chacun d'entre nous, l'année qui s'ouvre porte des attentes variées et des espoirs nombreux. Je vous souhaite donc, au nom du Conseil municipal et en mon nom personnel, le meilleur pour 2010.Je tiens à remercier les représentants de l'État, notamment Monsieur le Préfet de Corse et les membres du corps préfectoral, les autorités religieuses et militaires, l'ensemble des représentants des services de l’Etat, de secours et de la sécurité publique, les représentants des collectivités territoriales et du monde associatif et bien sûr tous les élus qui nous font l'amitié d'être présents aujourd'hui. Je pense naturellement aux membres du Conseil municipal d’Ajaccio qui m'entourent, mais aussi aux Parlementaires, aux conseillers exécutifs et à l’Assemblée de Corse, aux conseillers généraux, aux Maires et conseillers municipaux, ainsi qu’aux représentants des chambres consulaires. Merci enfin à vous tous, Ajacciens et Ajacciennes, venus participer à ce rendez-vous convivial qui marque, de la manière la plus républicaine qui soit, l'entrée dans une année neuve. À l'orée de cette nouvelle année, une année d’une importance cruciale pour l'avenir de la Corse, vous comprendrez que je formule également des vœux pour notre île. Nous voilà en effet rendus à un moment très particulier de notre histoire, un moment difficile et pourtant porteur de grands espoirs. Mesdames et Messieurs, Je souhaite que le débat qui s’ouvre à l’occasion des prochaines élections permette de prendre conscience de l’importance des politiques de solidarité et de proximité et de la nécessité de renforcer l’échelon où elles s’exercent au plus près, c’est à dire la commune. Les politiques de solidarité et de proximité permettent de tisser un lien nouveau : un lien à la mesure de l'homme, un lien respectueux des institutions, des attentes et des espoirs de la société corse dans toutes ses composantes sociales, économiques, culturelles et associatives.Et bien ces attentes, ces espoirs, cette ambition, c'est ce que nous avons choisi de porter, ici à Ajaccio : être porteurs d'une vision nouvelle du politique et placer la solidarité, le partage, l'écoute, l'imagination au cœur de l'action publique, au service du bien commun.C'est de cela dont je veux vous parler aujourd'hui. Mais avant tout, je veux vous faire part de ma conviction que c’est se faire d’aberrantes illusions que de croire que les Corses pouvaient ne pas se sentir atteints pas les effets de la crise financière et de ses convulsions.Tout le monde a une solution et personne n’a la même. Faut-il dès lors s’étonner de ces dissonances, de ces contretemps, de ces atermoiements ? Mais les hommes dans tout ça ? Quelle place occupent-ils dans cet immense gâchis ? Or tout le monde attend tout des élus de proximité : qu’ils guérissent à moindre coût tous nos maux, ceux de l’Histoire comme ceux de la culture, ceux de la transmission comme ceux de l’emploi, ceux de la citoyenneté comme ceux de la famille. Il nous faut relever ce défi. La Ville d’Ajaccio, ses élus, son administration, avec leurs moyens, à leur place, forts de leur conviction et de leur engagement au service du bien commun disputent, semaine après semaine, ce challenge. La crise aura de toute façon mis en évidence le rôle d’amortisseur social que jouent les communes, en complémentarité avec les associations. Cependant, nos interventions rencontrent des limites et en particulier financières. Nous nous interrogeons sur les ressources dont nous pourrions disposer et qui conditionneront notre implication et la pérennité des dispositifs que nous mettons en œuvre pour répondre à la précarité d’une partie de nos populations. Cette question est posée avec une plus grande acuité qu’auparavant. Or, nous redoutons que, dans ce domaine de l’action sociale comme dans d’autres secteurs, l’évolution des concours financiers de l’Etat (de 0,6%, c’est-à-dire inférieure à la hausse prévisionnelle des prix) et la réforme de la taxe professionnelle ne « mettent durablement en péril les moyens financiers et fiscaux des collectivités territoriales », ainsi que l’a souligné le 92ème congrès des Maires de France le 19 novembre dernier. Le même Congrès a également fait part de ses inquiétudes sur les évolutions proposées par le projet de loi sur la réforme territoriale qui ne doivent pas imposer un cadre juridique trop uniforme et trop rigide. Or, tout doit être mis en œuvre pour « consolider la libre administration locale et la fonction de proximité en préservant les services publics locaux, le rôle des communes, les pouvoirs des maires et la qualité d’intervention des agents publics territoriaux. » C’est ce à quoi je m’attacherai à défendre en tant que parlementaire, à l’Assemblée Nationale, car c’est une part importante du destin de nos territoires et de leurs habitants qui en jeu. Beaucoup d'entre vous s'attendent certainement à ce que je vous dise que l'année 2010 sera une année riche pour Ajaccio. Eh ! bien oui : ce sera une année riche et elle sera bien plus que cela encore : ce sera véritablement une année à nulle autre pareille. Certes, le temps du bilan n'est pas encore venu mais, dès à présent, chacune et chacun d'entre vous peut voir que l'action que nous avons conduite ensemble, a transformé notre Cité. Nous nous étions engagés, il y a neuf ans, à donner un nouvel élan, un nouveau souffle à Ajaccio. Force est de constater que le travail accompli depuis 2001, pour y parvenir, est considérable. Jamais Ajaccio n'aura autant avancé en moins d'une décennie. En moins de neuf ans, en effet, nous aurons doté notre ville d'un nombre impressionnant de nouveaux équipements publics : des médiathèques, des maisons de quartiers et de services publics; redessiné et pensé un nouveau quartier à l'Est de la ville avec une école primaire, une crèche halte-garderie, des espaces publics. Nous avons rénovés et remis aux normes de sécurité la quasi-totalité des écoles primaires. Nous aurons aussi permis, par les acquisitions foncières indispensables, la construction du nouveau collège Arthur GIOVONNI et préparé l'installation du futur collège au Stiletto. Nous rendons également possible, par une autre acquisition foncière, la construction du nouvel hôpital d’Ajaccio. En moins de neuf ans, nous aurons, en outre, ouvert une Maison des Aînés, engagé la création d’une Maison des Adolescents. Nous avons rénovés et réorientés les équipements sportifs, tandis que nous entreprenions et construisions une nouvelle piscine aux Salines. Nous avons entrepris et mené à bien la réalisation du centre de secours principal sur le Boulevard Campi ; cette nouvelle caserne, remarquable par sa surface, ses aménagements, ses équipements est achevé et livrable depuis le mois de juillet 2009. Nous avons tenu et respecté nos engagements et rien ne s’oppose désormais, sauf je ne sais quelle fausse querelle, à ce que les services de secours et d’incendie investissent un équipement digne du dévouement, des risques et des sacrifices qu’ils consentent quotidiennement et qu’ils attendent depuis de longues années. Enfin nous avons planifié, il y a quelques semaines, la construction d’une structure de grande qualité, qui sera unique en Corse, la Halle des Sports qui sera mise, dans les toutes prochaines années, à la disposition des sportifs et de leurs clubs, qui permettra également d’accueillir plus de 3.000 personnes pour des spectacles culturels ou populaires de grande qualité. En moins de 9 ans, nous aurons aussi rénové et embelli de nombreuses rues et places. Nous aurons dans le même temps, et c'était nécessaire, facilité et autorisé la construction de près de 4.201 logements nouveaux et contribué à la maîtrise du coût du foncier bâti. En moins de neuf ans, enfin, nous aurons lancé et vu s'épanouir près de 1.000 nouvelles animations sportives et culturelles, dont certaines sont devenues des évènements qui ont acquis une renommée dépassant largement les limites de notre région. Au total, depuis 2001, ce sont près de 150 millions d'euros qui ont été investis- ce qui est tout de même considérable à l'échelle des villes de notre taille - pour équiper et moderniser Ajaccio. Il est un fait remarquable que je veux souligner : ce niveau très élevé d'investissement s'est fait grâce à la volonté et aux efforts consentis par la municipalité, alors même que les concours financiers de nos partenaires publics naturels nous étaient chichement comptés. C'est dire qu'ensemble, au cours de ces années nous aurons changé la physionomie d’Ajaccio - non pas pour la bouleverser, mais, au contraire, pour la révéler à elle-même, pour en faire une ville encore plus belle, encore plus attractive. Nous avons choisi de voir plus grand et plus beau, nous avons choisi de faire d’Ajaccio « la ville référence en Corse » : voilà l'ambition que nous réaffirmons pour 2010. Ville référence, nous voulons l'être par la qualité de notre paysage urbain. Pour cela, nous agissons avec constance depuis 2001 pour rénover nos rues et nos places. En effet et si vous suivez attentivement nos travaux au Conseil municipal, notre politique urbaine va, en 2010, prendre une nouvelle dimension. Avec les outils et les moyens nouveaux dont la Ville s'est dotée en 2003, nous avons pu entreprendre une action spécifique de transformation urbaine à une échelle jamais connue auparavant. En effet, nous agissons directement sur les immeubles vétustes et les pâtés de maison dégradés inacceptables à notre époque. Pour favoriser leur transformation complète, la Ville a pris des mesures fortes : incitatives réglementaires ou plus volontaristes encore en agissant directement sur le bâti. Il s’agit par exemple d’aider financièrement les propriétaires de ces biens qui souhaitent effectuer des travaux de réhabilitation. C'est l'objectif de l'OPAH qui a été mis en place dans le Centre-ville. C’est également une politique de réhabilitation des immeubles laissés à l'abandon. Mais, à nos yeux, agir sur le cadre bâti n'a de sens que si cela répond à une vision globale et cohérente de la ville. Quelle est notre vision d’Ajaccio ? Comment voyons-nous l’Ajaccio de demain ? La réponse à ces questions se trouve dans notre nouveau Plan local d'urbanisme qui sera adopté dans le cours de cette année. Une large et féconde concertation a déjà été engagée et sera amplifiée. Le PLU d’Ajaccio proposera des règles nouvelles et à mon sens ô combien nécessaires : des règles pour protéger le charme de notre ville, de ses immeubles typiques et de ses quartiers. D'autres dispositifs compléteront le PLU, à l'instar du Plan Local de Publicité, en cours d’élaboration avec le concours des professionnels et destiné à la préservation du cachet de nos façades, de notre paysage urbain et de nos rues commerçantes. Cette volonté de protéger et de valoriser notre patrimoine dont nous sommes conscients de la richesse, nous a également conduits à doter Ajaccio de la plus vaste zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager de Corse : 78 hectares du Trottel à Saint Jean. Notre vision de Ajaccio, c'est donc bien celle d'une ville qui n'entend perdre ni son cachet ni son âme mais qui veut, aussi, s'adapter aux modes de vie de ses habitants. Cette volonté sera illustrée, en 2010 par le programme global de réaménagement dans deux secteurs d’Ajaccio : la presqu’île de la Parata avec l’Opération Grand Site et l’opération de renouvellement urbain dans le quartier des Cannes et des Salines. Ce grand programme, ou plutôt ces programmes, pluriannuels ont identifié, dans la plus large concertation, les besoins des habitants et des personnes qui les fréquentent ou qui y vivent. Tout a été mis en œuvre et tout doit concourir à embellir ces secteurs dans le respect de leur identité propre. Cela est notamment vrai du Centre-ville qui doit pleinement participer, et mieux qu'aujourd'hui, à notre identité de Cité Impériale. Mesdames et Messieurs, Notre ambition de faire de Ajaccio une ville référence ne se limite pas au cadre bâti. Nous visons aussi un juste équilibre entre espaces construits et espaces verts. À mes yeux en effet, il manquait dans notre ville des espaces verts de proximité. Voilà pourquoi je puis vous annoncer un plan de doublement de la surface des espaces verts et de préservation de nos espaces boisés. Au total, Ajaccio compte aujourd’hui 3.204 hectares d’espaces boisés classés, soit 39% du territoire communal. Voila la traduction concrète d’un objectif inédit à Ajaccio et qui est en passe d'être atteint, car il est inscrit dans notre projet de PLU. Mais l'exemplarité environnementale ne saurait se réduire aux seuls jardins publics ; chacun sait ici que les enjeux sont bien plus larges. Je suis intimement convaincu que c'est d'abord à notre échelle, dans nos vies et dans nos villes, que nous pouvons agir pour sauver la planète du désastre écologique. Ici aussi, Ajaccio souhaite montrer la voie. Montrer la voie, c'est ce que nous faisons depuis 2003 avec un dispositif le projet européen Crrescendo qui vise à intégrer les énergies renouvelables dans l’urbanisme. C’est dans ce cadre que nous voulons, en effet, apporter plus de confort et faire réaliser des économies d’énergie aux copropriétés ou des ensembles HLM situés dans des quartiers populaires. Montrer la voie, c'est ce que nous ferons à nouveau cette année, avec le concours actif de la CAPA, pour favoriser un usage équilibré des différents modes de déplacements et renforcer la tranquillité des quartiers. L'exemplarité, nous la voulons enfin en matière de propreté. Nous travaillons chaque jour pour améliorer la propreté de nos rues, ce qui n'est pas toujours facile en raison des comportements inciviques. Notre volonté ne faiblit pas et nous prendrons des initiatives pour remédier à ces désordres. Mesdames et Messieurs, L'ambition qui nous porte dépasse largement l'urbanisme et le cadre de vie. La qualité d'une ville réside - aussi et surtout – dans l'esprit qui l'anime. L'esprit d’Ajaccio, c'est d'abord la jeunesse. Chacun peut vérifier qu'en quelques années Ajaccio s'est considérablement rajeunie. Beaucoup de jeunes parents choisissent notre ville. Force est de constater que nous offrons un nombre de places en crèches le plus élevé de toute la Région. En 2010, nous renforcerons encore les services et prestations proposés aux enfants des crèches et aux enfants scolarisés dans notre ville. Nous avons développé des services innovants .L'esprit d’Ajaccio, c'est aussi l'échange et l'ouverture sur le monde. En 2010, comme les années précédentes, nous comptons renforcer nos liens avec nos voisins sardes en mettant à l'honneur nos villes jumelées pour favoriser l'amitié européenne. Nous continuerons à tisser des liens d’échanges et de fraternité avec nos amis Marocains. Tout sera mis en œuvre pour faciliter les rencontres et le partage. Mais l'esprit d’Ajaccio, et je dirais même l'identité Ajaccienne, c'est aussi et surtout la convivialité et la solidarité. Fidèle à son identité, Ajaccio entend promouvoir les vertus de Justice et de Tolérance. La vraie richesse d’Ajaccio est dans la diversité de ceux qui y vivent. Et à cela, je tiens plus que tout. C'est pourquoi, nous devons être exemplaires vis-à-vis de nos aînés. C'est la vocation du Centre Communal d’Action Sociale et de la Maison des Aînés. L'exemplarité, nous la devons - aussi et surtout – aux personnes souffrant d'un handicap. C'est toute l'ambition du véritable plan Handicap que nous avons initié depuis quelques mois : mise aux normes des arrêts de bus, aménagements des passages protégés et de places de stationnements. Enfin quel serait l'esprit de Ajaccio sans la culture, la soif de découverte, la passion de l'autre ? Notre ambition, je vous l'ai dit, est de faire d’Ajaccio la ville référence en Corse, et la culture est au cœur de notre action. Au mois de mars 2010 le Centre Culturel du Diamant ouvrira : nouvel espace scénique susceptible d’accueillir des troupes théâtrales ou des artistes de renom, nouvel espace d’expositions, nouveaux équipements techniques et nouveaux agencements. Tout concourt à faire de cet équipement un outil performant au service de la culture des Ajacciens et de la Corse. Par ailleurs, les initiatives que nous avons prises ces dernières années, en multipliant par 6 le nombre d'animations culturelles, sont en passe de nous faire gagner notre pari : faire de la Cité impériale la capitale de la culture régionale. Au-delà de notre programmation culturelle, des moments forts marqueront l'année 2010 : deux d’entre eux me tiennent particulièrement à cœur, pour leur portée symbolique. Il s’agit du « Pays ajaccien fête le printemps », un événement organisé à l’échelle d’un territoire devenu pertinent pour le développement économique et la vie sociale, une notion en laquelle je continue à croire et dont les succès de la CAPA viennent rappeler l’intérêt. Et aussi, une manifestation emblématique de notre volonté de partage, la Sant-Andria, devenue un rendez-vous incontournable pour la jeunesse, la langue, la culture et l’idéal de solidarité et de vitalité qui est celui de la Cité que nous entendons construire. Mes chers amis, La diversité et la qualité de ces projets suffiraient à faire de 2010, pour Ajaccio, une année exceptionnelle. Mais il y a bien plus. Si 2010 sera pour Ajaccio une année à nulle autre pareille c'est que notre ville renouera pleinement avec son patrimoine, avec son histoire, avec son identité. En effet dans quelques mois, en juin prochain plus exactement, un tout nouveau Musée Fesch, repensé, modernisé, réaménagé et embelli, offrira un confort accru à ses visiteurs ainsi que la création d’un nouveau département consacré à l’école de peinture ajaccienne tout en renforçant la conservation des œuvres. Notre Musée et ses collections, en atteste l’immense succès que rencontre au Japon l’exposition de chefs-d’œuvre retraçant l’épopée napoléonienne, ont acquis une renommée internationale qui se confirmera, à partir du mois de juin prochain, à l’occasion de sa réouverture. Et parce que j'estime que la vie de ce magnifique Musée est l'affaire de tous, de l'État naturellement, de la Collectivité Territorial de Corse, d’Ajaccio, cela va de soi, mais aussi de chaque Ajaccienne et de chaque Ajaccien, je lance un appel pour nous permettre d’attirer les plus grands noms du monde de la culture pour mettre en valeur cet équipement exceptionnel. La réouverture du Musée, sera pour notre ville un moment rare qu'il ne faudra pas manquer, parce que ce grand monument est au cœur de notre ville, au cœur de notre vie. Au cœur de la Méditerranée. Ajaccio, est un site historique de première importance. Le grand défi pour les années qui viennent, c'est d'inscrire notre ville au cœur d'un territoire au potentiel touristique et culturel exceptionnel, entre la presqu’île de la Parata et les plages du golfe d’Ajaccio, entre la vallée de la Gravona et celle du Prunelli, de la rive-sud aux contreforts du Monte d’Oro, tout nous incite à nous mobiliser. Ce défi, nous le relèverons ensemble. Vous le voyez, les projets ne manquent pas. Les perspectives sont nombreuses et passionnantes. Aussi ne puis-je que sourire, un brin désabusé, des attaques vaines, injustes, dont la calomnie sous le sceau de l’anonymat est le fer de lance, et qui ont visé l’honneur et la probité des élus Ajacciens. Cela n’a entamé notre sérénité, ni notre détermination. Chers amis, Je vous ai exposé, à grandes lignes, la politique engagée par la majorité municipale depuis 2001. Mais plus fondamentalement encore, je viens de vous présenter ce qui nous guide, ce qui nous anime, ce qui continuera à m'animer dans les mois et les années à venir. Ce qui nous anime, c'est l’écoute et le dialogue parce que, pour nous, la concertation fait émerger l'intérêt général. Ce qui nous anime, c'est l'imagination et le partage parce qu'il faut oser des solutions nouvelles pour construire une ville plus belle, plus solidaire et plus dynamique. Ce qui nous anime, enfin, c'est l'action et le respect parce que pour insuffler à Ajaccio ce rayonnement nouveau, celui d'une ville qui embrasse tout à la fois le passé où elle s'enracine et l'avenir dont elle est porteuse, il faut une ambition élevée, il faut un travail de tous les jours. Écouter, imaginer, agir : ces principes fondent notre exigence. Cette exigence de tous les jours fait avancer Ajaccio. Certains signes d'ailleurs ne trompent pas. Plus encore, Ajaccio attire de plus en plus. Les derniers chiffres que vient de publier l’INSEE sont à cet égard éloquents : la population d’Ajaccio a dépassé, au 1er janvier 2007, oui au 1er janvier 2007, la barre des 65.000 habitants. C’est dire si au 1er janvier 2010 notre population aura encore progressé et nous attendons, avec sérénité les chiffres officiels. Voila le signe d’une vitalité, d’un dynamisme et d’une confiance en l’avenir qui ne se démentent pas. Voila le signe extraordinaire d’une Ville résolument tournée vers l’avenir et l’espérance d’un progrès dont les bienfaits seront équitablement répartis. Ce qui se passe, ici à Ajaccio, c'est qu'avec vous, et grâce à vous, nous avons la chance rare d'inventer une ville qui réconcilie passé et avenir, la chance de pouvoir inventer ici une citoyenneté nouvelle, une citoyenneté active et de faire d’Ajaccio une ville qui rayonne bien au-delà de nos cœurs. J’ai, en cet instant, une pensée toute particulière pour tous ceux, simples particuliers, commerçants, artisans ou patrons-pêcheurs qui ont eu à souffrir des effets dommageables de la tempête qui a traversé notre Ville en fin d’année. C’est dans cet esprit que j’ai officiellement demandé, aujourd’hui, au Préfet de Corse d’engager la procédure visant à la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle de la ville d’Ajaccio Avec Guillaume Apollinaire nous pensons qu’« il est grand temps de rallumer les étoiles». » Oui, Mesdames et Messieurs nous allons tous ensemble, pour Ajaccio, pour la Corse, continuer à les faire briller au firmament de l’équité et de la justice sociale, de la fraternité et du partage, de la démocratie et de la citoyenneté. Oui, je fais le pari que leur éclat illuminera pour longtemps le ciel de nos espérances et de nos rêves. Voilà les vœux que je forme pour 2010 ! Vous savez que j’ai toujours affirmé et soutenu que la reconnaissance de la langue corse n’était ni contraire, ni opposée à l’identité républicaine de la France. Car la langue corse comme le pain, çà se partage. Aussi et en cohérence avec cette démarche constante, permettez-moi de vous adresser en langue corse, in lingua materna, les vœux sincères que je formule pour chacun et chacune d’entre vous. Ùn c’hè Libertà senza Pace, Ùn c’hè manera di Campà senza Salute, Ùn c’hè vita chjara senza Speranza, Ùn c’hè ubligazioni etica senza Fraternità Allora, à l’arice di lu 2010, vi pregu Pace, Salute, Speranza è Fraternità per tutti Bona Annata à tutti ! Bonne année à tous ! |
|
|
|
|
Office du Tourisme

Newsletter
Mobile
RSS
Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Portail Famille







