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Histoire de Napoléon



Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio le 15 août 1769

Napoléon
Napoléon
Fils de Charles-Marie Bonaparte (Ajaccio 27 mars 1746 – Montpellier 24 février 1785) et de Maria Laetitia Ramolino (1750 – 1820), il recevra à Ajaccio l’éducation d’un fils de notable jusqu’à son départ à l’âge de neuf ans pour Autun et Brienne.

Il ne reviendra en Corse qu’en 1788, breveté de l’école militaire. Il y participera à la révolution française, où il se séparera de Pascal Paoli, en raison de son attachement aux idéaux jacobins.
Il quittera l’île en mai 1793 et n’y reviendra que quelques jours au retour de la campagne d’Egypte en 1799.

Voir aussi :

Pour plus d'informations sur la vie et l'oeuvre de Napoléon Bonaparte, Général de la République, 1er Consul et Empereur, consulter le site www.napoleon.org
Visiter la section Napoléonienne du Musée Fesch d'Ajaccio sur le site du Musée Fesch :
www.musee-fesch.com
Des détails sur le Domaine des Milelli qui abrite l'ancienne maison de campagne des Bonaparte.

Charles Marie Bonaparte

Charles Marie Bonaparte
Charles Marie Bonaparte
(Ajaccio 27 mars 1746 ; Montpellier 24 février 1785)

Fils de Giuseppe Maria Bonaparte ( 1713-1763) et de Maria Severia Paravisino. Dix-sept générations le sépare du premier Bonaparte arrivé à Ajaccio en qualité de cavalier-arbalétrier pour le compte de l’Office de Saint-Georges en 1514.
Il épouse en 1764 Maria Letizia Ramolino (1750-1836) dont il aura : Joseph (1768-1844), Napoléon (1769-1821), Lucien ( 1775-1840), Elisa (1777-1820), Louis (1778-1846), Pauline (1780-1825), Caroline(1782-1839), Jérôme(1784-1860).
Comme beaucoup de fils de notable, après des études chez les Jésuites à Ajaccio, il part à dix-huit ans suivre des études de droit à Rome. En 1765, étudiant à la nouvelle université de Corti, il servira de secrétaire occasionnel à Pascal Paoli. Il rédige alors un exercice académique relatif aux « Droits naturels et droits des gens ».

Après le traité de Versailles, lorsque la patrie fut déclarée en danger, il s’enrôlera dans les troupes régulières de Pascal Paoli. Probable témoin de la défaite de Ponte-Novo en mai 1769, il fit partie de ceux qui accompagnèrent Paoli jusqu’à Porto-Vecchio.

Dans son Exposé Historique (1780) il écrit que Paoli ne lui permit pas de le suivre car il avait charge de famille.
Charles rentre à Ajaccio avec sa famille par le Niolo et prend des fonctions d’Assesseur au Tribunal d’Ajaccio, première étape d’une carrière de notable qui dut beaucoup à la confiance du comte de Marbeuf, Gouverneur Français de l’île. « Moi, écrit-il dans son Exposé Historique, j’ai eu l’occasion de défendre la liberté de ma patrie. Je l’ai soutenue au prix de mon sang et de ma fortune et tous les trésors du monde n’auraient pu me séduire. Maintenant je suis au service du Roi de France, je le sers fidèlement et sous aucun prétexte je ne serais capable de le trahir. ».

En 1771, sur la foi de documents établis à Florence, il obtient du Conseil Supérieur de Bastia la reconnaissance du titre de noblesse qui lui permettra d’être élu député de la noblesse aux Etats de Corse et d’entrer au Conseil des Nobles Douze, puis d’être désigné en 1877 parmi les trois Députés de Corse chargés de présenter au Roi le Cahier de Doléance en mars 1788. Il dut à la protection de Marbeuf d’envoyer ses fils Joseph et Napoléon à Autun puis à Brienne.

A Ajaccio, il gère les biens de la famille qui tire ses revenus de l’élevage sur les communes d’Alata et Bocognano. Charles agrandit la maison familiale de la rue Saint-Charles, obtient la concession du domaine arboricole des Milelli, entreprend des travaux importants, inspirés par les idées des physiocrates, pour créer une pépinière de mûriers sur la terre des Salines.
Ses missions sur le continent coïncident avec les voyages qu’il entreprend pour défendre ses intérêts auprès de l’administration royale et, quand il aura obtenu pour eux des places dans les écoles militaires, pour accompagner et rendre visite à ses aînés Joseph et Napoléon à Autun et à Brienne à partir de 1778.

Il décédera prématurément à Montpellier en 1785 au cours d’un voyages. A propos de son père, Napoléon dira à Sainte-Hélène qu’il était très chaud dans les idées généreuses mais très attaché à l’aristocratie et à la noblesse. Injustement présenté comme frivole et dépensier, il est représentatif des élites insulaires acquises aux idées des Lumières aspirant à réussir dans la nouvelle donne de la présence française dans l’île.

Auteur : Charles Napoléon.

Références bibliographiques :
Dorothy Carrington, Portrait de Charles Bonaparte, Alain Piazzola, Ajaccio, 2002 ;
François Demartin et Antoine-Marie Graziani, Les Bonaparte en Corse, Alain Piazzola, Ajaccio, 2001 ;
Charles Napoléon, Bonaparte et Paoli, Perrin, Paris, 2000.

Napoléon Bonaparte

Napoléon dans son cabinet de travail aux Tuileries
Napoléon dans son cabinet de travail aux Tuileries
(Ajaccio 15 août 1769 ; Saint-Hélène 5 mai 1821).

Fils de Carlo Maria Bonaparte (1746-1785) et de Maria Letizia Ramolino (1750-1836). A sa naissance, ses parents qui comptaient parmi les soutiens du gouvernement de Pascal Paoli, ont quitté Corté, tombé aux mains des troupes de Louis XV, depuis 3 mois. Jusqu’à l’âge de neuf ans, Napoléon recevra l’éducation d’un fils de notable entre l’éducation familiale sous l’autorité de son grand-oncle l’archidiacre Lucien et le collège d’Ajaccio.

La reconnaissance des titres nobiliaires de la famille Bonaparte vaudra à Napoléon de bénéficier des avantages que la monarchie offrait aux fils de la noblesse : des études gratuites dans les écoles militaires. Avec son frère aîné Joseph il quitte la Corse fin 1778 pour Autun et Brienne pour n’y revenir qu’en septembre 1786, jeune breveté de l’Ecole Militaire.

Entre 1786 et 1793, il alterne de nombreuses permissions dans l’île qui lui permettront de prendre une part active dans la vie politique de l’île. Les témoignages de sa fidélité Pascal Paoli en exil à Londres sont nombreux dans les écrits de jeunesse qui témoignent d’une admiration parfois naïve pour le Général.
Il est sous-lieutenant au régiment de la Fère stationné à Auxonne le 5 mai 89 lorsque les Etats Généraux se réunissent à Versailles.

les évènements de Paris, Napoléon écrit à Paoli ces mots célèbres : « Général, je naquis quand la patrie périssait. Vingt mille Français vomis sur nos côtes, noyant le trône de la liberté dans les flots de sang, tel fut le spectacle odieux qui vint le premier frapper mes regards…Vous quittâtes notre île et, avec vous, disparut l’espérance du bonheur. ».
A son retour à Ajaccio en septembre 1789, le mouvement révolutionnaire est déjà parti de Bastia où s’active Salicetti qui a été désigné parmi les quatre députés de Corse aux Etats Généraux.
Le 31 octobre, Napoléon rédige une motion de soutien au projet de création d’un comité national contre l’autorité des Nobles Douze.

Pour Napoléon, la Révolution Française allait faire son lit dans la révolution corse commencée en 1755.
Joseph, élu en avril 90 à la consulte d’Orezza, sera envoyé en députation à Bastia pour accueillir Paoli. Il est accompagné de Napoléon qui rencontre pour la première fois son héros « Il se rappelait avec orgueil, dira Las Cases dans le Mémorial de Sainte-hélène, que n’ayant que vingt ans il avait fait partie d’une grande excursion de Paoli à Ponte Nuovo. Son cortège était nombreux ; plus de cinq cent des siens à cheval. Napoléon marchait à ses côtés ; Paoli lui expliquait chemin faisant les positions, les lieux de résistance ou de triomphe de la guerre de la liberté. Il lui détaillait cette lutte glorieuse ; et sur les observations de son jeune compagnon, le caractère qu’il lui avait laissé apercevoir, l’opinion qu’il lui avait inspirée, il lui dit : O Napoléon ! tu n’as rien d’un moderne ! Tu appartiens tout à fait à Plutarque ! ».

Le 1er janvier 1791, Napoléon rédige la lettre à Mathieu Buttafoco, pour la Société des Amis Incorruptibles de la Liberté et de l’Egalité, affiliée aux Jacobins.

De retour à Auxonne, il est promu lieutenant en premier et affecté à Valence où il prête le serment civique le 14 juillet.
Paoli, de retour en Corse, lui fait savoir, par l’intermédiaire de Joseph, qu’il trouve ses écrits trop emphatiques. Il pouvait néanmoins mesurer que les Bonaparte l’avaient fidèlement soutenu dans la difficile application de la Constitution Civile en Corse: Fesch avait montré l’exemple en prêtant le serment civique et encourageant ses collègues à l’imiter. Lorsque le décret sur l’organisation de la Garde Nationale paraît en août 1791, Napoléon est à Valence. Sans hésiter, il prend un nouveau congé et arrive à Ajaccio le 10 octobre.

L’archidiacre Lucien, grand-oncle de Napoléon meurt le 15 octobre. Les six mois suivants sont consacrés aux affaires familiales qui avaient été quelque peu délaissées depuis la mort de Charles, le père de Napoléon, en 1785.
A Ajaccio, se tient dans les derniers jours de mars 1792, l’assemblée électorale qui désigne respectivement Quenza premier et Napoléon deuxième lieutenant-colonel du 2e des 4 bataillons que compte la garde nationale corse. Il peut d’autant plus légitimement prétendre à ce poste qu’il est le premier officier d’artillerie corse issu des écoles militaires françaises. Election mouvementée à la tête d’un bataillon composé d’éléments hétéroclites qui, sitôt constitué, tire sur l’armée de ligne et sur la population civile d’Ajaccio. Résultat d’une provocation, d’une erreur d’appréciation ou la volonté de régler des comptes entre les citadini et les paesani ? Joseph estime prudent de conseiller à son frère de retourner sur le continent. Napoléon a une raison supplémentaire de partir pour Paris le 21 avril : il doit régler sa situation militaire car il peut craindre que sa longue absence ne soit interprétée comme une désertion.

La patrie est proclamée en danger le 11 juillet 1792. Les Prussiens pénètrent en France le 19 août . Le capitaine Napoléon Bonaparte, promu le 30 août, retire sa sœur Elisa de Saint-Cyr et rentre en Corse dans les premiers jours de septembre. Napoléon conçoit encore son destin dans le cadre de la Corse « Tout ceci, écrira-t-il, se terminera par notre indépendance ». Il recommande donc à son frère de rester plus que jamais proche de Paoli. En décembre 1792, on procède au renouvellement des assemblées départementales. Joseph est battu, considéré comme trop proche de Salicetti. L’aîné des Bonaparte restera dans le sillage de Salicetti et contraindra la famille à prendre parti dans ce conflit. Conflit d’intérêt, de génération et de conception politique qui dégénèrera bientôt en guerre civile. Car l’échec de l’expédition de Sardaigne, fin février 1793 convainc la Convention que Paoli n’est pas un allié fiable dans les temps difficiles que traverse la République et la décide à envoyer quatre commissaires, dont Salicetti, pour la mettre en état de se défendre. Napoléon qui servait à la tête du deuxième bataillon, n’acceptera pas volontiers les explications des causes de l’échec fournies par Paoli. Le 5 avril, la société patriotique d’Ajaccio, dont Napoléon reste l’un des principaux animateurs, adresse néanmoins une motion de soutien au Général. Mais Lucien, qui a trouvé un emploi de secrétaire auprès de Sémonville, lance à Toulon dans les derniers jours de mars une violente et imprudente diatribe contre Paoli. Le 2 avril, l’acte d’accusation de Toulon est lu devant la Convention qui venait d’apprendre la veille la trahison de Dumouriez. Marat accuse Paoli « ce lâche intrigant, d’avoir pris les armes pour asservir sa patrie ». Elle vote sa destitution. C’est une levée de bouclier dans toutes les sociétés populaires dont celle d’Ajaccio qui écrit le 5 avril, sous la plume du capitaine Bonaparte « Nous lui devons tout jusqu’au bonheur d’être République française. Il jouit toujours de notre confiance. Rapportez en ce qui le concerne votre décret du 2 avril et rendez à tout ce peuple la joie ».

Paoli réunit le 8 toutes les communautés de l’île pour les engager dans la voie de la résistance armée à la Convention. Parmi les fidèles, Napoléon qui vient de mettre la dernière main à la protestation des patriotes d’Ajaccio. Pendant cette consulte seront dévoilés les noms des responsables de la destitution de Paoli dont celui de Lucien Bonaparte. Napoléon choisit alors de rejoindre le camp de Salicetti dans lequel se trouvait déjà ses deux frères. Caché à Alata, il regagne Bastia puis Saint-Florent solidement tenu par les troupes de la Convention qui lancent le 17 mai une attaque maritime contre la citadelle d’Ajaccio. Son échec est la cause du départ de la famille Bonaparte qui arrive à Toulon le 11 juin après que la famille ait été condamnée, parmi d’autres familles conventionnelles, par la Consulte de Corté.

Napoléon ne reviendra plus en Corse sauf quelques heures au retour d’Egypte en 1799. Mais au pouvoir, il fut entouré de nombreux compatriotes, aux Armées et dans l’Administration. Premier Consul, il nomma comme Administrateur de l’île Miot (1762-1841), auteur des arrêtés qui portent son nom qui fut remplacé en 1802 par le général Morand (1757-1813), tristement célèbre et en 1811 par le général Berthier (1765-1819), frère du Maréchal. Empereur, il ordonna d’importants travaux d’embellissement à Bastia et Ajaccio.

Sa vie et son esprit furent occupés ailleurs, mais les écrits de Sainte-Hélène rendent compte de ses regrets de n’avoir pas fait davantage pour son île. Son testament comportera de nombreux legs en faveur de compatriotes.

Auteur : Charles Napoléon.

Références bibliographiques :

Masson Frédéric, Napoléon dans sa jeunesse, Albin Michel, Paris,1922 ;
Las Cases, Mémorial de Sainte-Hélène, le Seuil, Paris, 1968 ;
Defransceschi Jean, La jeunesse de Bonaparte, Paris, 2001.

Les MILELLI

Oliveraie séculaire, le domaine des Milelli abrite l’ancienne maison de campagne des Bonaparte.
La Maison dénommée la « Badine » de plan carré, comprend des caves voûtées où se trouvaient à l’époque un moulin à huile et un four à pain ; un rez-de-chaussée surélevé et 2 étages sont divisés sur chacun des niveaux en trois ou quatre pièces.
Elle avait été léguée aux jésuites à la mort de Paul Emile Odone, frère de Virginia Odone qui avait épousée le 10 février 1657 Carlo Maria Bonaparte, bisaïeul de Napoléon Bonaparte.

Lorsque qu’en 1773, Louis XV fit expulsé les jésuites du royaume de France et de la province de Corse, ces biens furent réclamés en justice par la famille Bonaparte en vertu de l’acte testamentaire qui les avait spoliés.

Charles Bonaparte s’étant rallié poursuivit la procédure commencé en 1768. La propriété des Milelli ne lui fut rendu qu’en 1785. Le domaine fut ensuite exploité par le Cardinal Fesch qui le légua à la ville d’Ajaccio.
Lorsque les Bonaparte durent quitté leur maison d’Ajaccio à la suite des troubles fomentés par les Paolistes, Letizia, accompagnée de ses filles Elisa et Pauline, et de l’abbé Fesch, vint se réfugié au Milelli le 25 mai 1793. Dans la nuit du 1 Juin, en contournant Ajaccio par le mont St Angelo, elle parvint, avec les siens, à gagner la tour du Capitello, où elle embarqua à bord d’un navire affrété par Napoléon pour se mettre en sûreté sur le continent.
A son retour d ‘Egypte, le général Bonaparte séjourna au Milelli en compagnie de Murat, de Berthier et de Lannes.


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