Menu
Ajaccio.fr
Site officiel de la ville d'Ajaccio - Bienvenue à Ajaccio

Site officiel de la ville d'Ajaccio
Situ ufficiali di a Cità d'Aiacciu

@VilledAjaccio Cità d'Aiacciu

Confréries et pèlerinages



On est étonné par le nombre des confréries et des fêtes célébrées en I’honneur de leurs saints patrons. Elles étaient d’ailleurs encore plus nombreuses autrefois, et plus attachées à leurs traditions : tout fratello de la confrérie de Notre-Dame du Saint-Rosaire, par exemple, tenait à se faire inhumer dans son costume de membre de la confrérie, cape bleue à galons argentés et canuigu blanc tombant sur les talons.
Parmi les groupements, les manifestations et les lieux de culte les plus importants, citons:
La confrérie de Saint-Jean-Baptiste, dont le siège se trouve rue du Roi-de-Rome, à l'angle de la rue Saint-Charles. La chapelle date de 1581. On y conserve le Cristo Moro - le Christ Maure - ainsi nommé à cause de sa couleur: il est en poirier noirci et proviendrait de la cathédrale de l'ancienne ville d’Ajaccio au Castelvecchio.
La fête de saint Jean-Baptiste, le 24 juin, a donné lieu à de curieuses cérémonies, dont le déroulement est un peu simplifié de nos jours: la veille au soir, une procession, menée par la confrérie, part de l'oratoire Saint-Jean-Baptiste et se rend place Charles-de-Gaulle, où on allume un feu de joie. Puis les jeunes gens et les jeunes filles - les cumpare e cumare, « compères et commères » - se tiennent par la main, se jurent une éternelle amitié et font serment, par saint Jean, de se prêter aide et protection:

Per la fe di son Ghina
Chi femu cimpa e cuma
Che a tu treccia
Divente cume una leccia
Quello ch’un si chiamara cumpa
Lu Brocciu li seccara

Après la fête, la procession retourne à la chapelle Saint-Jean- Baptiste. Dans la rue du Roi-de-Rome, tournait la ghirandola, roue illuminée jadis par des lampes à huile, remplacées ensuite par des ampoules électriques : elle aurait symbolisé la foi dont saint Jean a annoncé la venue. Le 24 juin, la fête se poursuit par une messe solennelle, à la suite de laquelle on vendait autrefois des versets en dialecte corse - dont le poète Santamaria s'était fait une spécialité.

A dix-sept heures, nouvelle procession: les membres de la confrérie de Saint-Jean-Baptiste vêtus de capes roses à filets argentés y portent la statue du saint, représenté baptisant le Christ dans les eaux du Jourdain. Une autre procession groupe de jeunes enfants prénommés Jean, habillés de toisons de mouton, tenant une croix d'une main et de l'autre un agneau enrubanné. La procession se déroule sous une pluie de grains de riz.

L'église Saint-Erasme, rue Forcioli-Conti : les modèles réduits des navires votifs exposés dans cette ancienne chapelle du collège des jésuites rappellent que saint Érasme est le patron des marins. Le saint est honoré je 2 juin, au cours d'une procession solennelle ; la statue de saint Erasme est portée à travers la ville en' grande pompe et la cérémonie se poursuit même en mer.

L'oratoire de San Rocco, rue Fesch, édifié en 1599 in borghu, c'est-à-dire dans le faubourg, hors des murs de la ville. Il était aussi baptisé sul mare parce qu'à l'époque il n'était séparé de la mer que par des jardins. Ce faubourg était le quartier des pêcheurs, en particulier des marins napolitains venus en Corse pêcher le corail. L'oratoire bénéficiait de l'immunité ecclésiastique. Sous la Révolution, des prêtres non assermentés y dirent secrètement la messe. La fête de saint Roch est célébrée le 16 août.
L'oratoire de Saint-Philippe-Neri et du Buon Jesù, dont la confrérie a disparu, sert aujourd'hui de chapelle à la commnauté des religieuses Saint-Joseph, rue Forcioli-Conti. Il a été édifié en1608 sur 'ordre de Mgr Giustiniani, et consacré par lui en 1615 au Buon Jesù. Mgr Fabiano Giustiniani, successeur du fondateur et prêtre de Saint-Philippe-Neri, demanda et obtint que son saint patron devînt celui de l'oratoire.

L'oratoire de Sainte-Lucie, situé boulevard Jean-Nicoli : il était le siège de la confrérie des laboureurs et des jardiniers qui travaillaient et travaillent encore à l'entrée de la ville. Un pèlerinage y a lieu le 13 décembre.

L'oratoire de Notre-Dame de Loreto, construit au XVII siècle par l’abbé François Bacciochi : un pèlerinage y a lieu le 8 septembre, fête de la nativité de la vierge. On y voit une statue de la vierge qui, selon la légende, proviendrait de la maison Orotesi – celle du « Faust Corse » et aurait seule échappé au démoniaque incendie des Setti Mulini. Attenante au sanctuaire, on trouve la chapelle funéraire de la famille Bacciocchi.

La chapelle impériale, dans le palais Fesch, rue Fesch: le christ qui orne le maître-autel fut offert par Bonaparte le 29 septembre 1799, au retour de la campagne d'Égypte, à sa mère qui en fit don à la ville d'Ajaccio. Le père et la mère de Napoléon, son oncle le cardinal Fesch et divers membres de la famille impériale sont inhumés dans la chapelle.

Gaston d’Anelis, Don Giorgi et Georges Grelou, « Guide de la Corse Mystérieuse », editions Sand et Tchou, 1995.


Les sites d'Ajaccio :

Communauté D'agglomération Pays Ajaccien I * AJaccio Palais Musée Fesch Opération Grand Site :: Les iles Sanguinaires et la Parata U Palatinu Parlami Corsu -->