Archéologie sous-marine

A l’occasion du conseil municipal du 24 mai 2004, Paul Antoine LUCIANI, Premier adjoint au maire à fait le point sur l’archéologie sous-marine dans le golfe d’Ajaccio.



Depuis la fin des années quatre vingt, l’archéologie sous-marine a connu, dans le golfe d’Ajaccio, d’importants développements. En témoignent les travaux et le bilan de l’Association pour la Recherche Archéologique Sous-marine (ARASM) que préside monsieur Hervé ALFONSI, professeur à Ajaccio, archéologue sous-marin confirmé. Voici une liste non exhaustive des principales épaves étudiées  depuis 1987-88.
Archéologie sous-marine

Ces découvertes, comme les études et publications auxquelles elles ont donné lieu prouvent que, à l’époque romaine,  la Corse n’était pas à l’écart des mouvements d’échanges commerciaux en Méditerranée.
Les objets récupérés à l’occasion de ces fouilles, et dont l’intérêt scientifique est indiscutable,  doivent pouvoir être conservés, étudiés et exposés au public.

1 – Tout le « matériel  ou mobilier   archéologique » est entreposé actuellement, en lieu sûr, à la Base Aéronavale d’Aspretto, dans un local gracieusement mis à disposition  par la Marine nationale. Une convention lie à cet effet, l’ARASM et la Marine.

2 – Les problèmes posés par la conservation, l’étude et l’exposition au public n’en sont pas définitivement réglés pour autant car ces locaux militaires ne permettent que le dépôt et la mise en sécurité. Ajaccio ne disposant pas de musée d’archéologie, les objets découverts à l’occasion de fouilles  terrestres ou subaquatiques doivent être déposés au musée de Sartène ou à celui de Marseille…

3 – Il faut donc mettre à la disposition de l’ARASM un local de 150 à 200 M2 qui serait dédié au dépôt, à la conservation et à l’étude des vestiges  récupérés. Car le « mobilier ou matériel archéologique » découvert dans le golfe d’Ajaccio a suscité l’intérêt de chercheurs et d’universitaires de réputation internationale comme le professeur Domergue de l’Université de Toulouse, ou d’autres chercheurs des Universités de Gènes, Pise, Barcelone et Madrid.

4 – Il faut trouver un espace de 40 à 50 M2 pour exposer et présenter au public certains vestiges significatifs. Une solution pourra sans doute être trouvée à cet égard, avec la création sur le site du Scudo du futur musée d’ « A Bandera ».

5 – Affaire à suivre : les deux statues monumentales très récemment découvertes sur le chantier de Porticcio suscitent l’intérêt des médias et de la communauté scientifique.
Consulter à ce sujet le site WEB de l’ARASM
La Direction municipale quant à elle poursuivra ses efforts, en liaison avec l’ARASM et les services de l’Etat, pour doter la capitale régionale d’un lieu réservé à la  conservation et à l’étude scientifique de toutes ces découvertes sous-marines.

Les_lieus_et_les_epaves_sur_la_region_d_Ajaccio.pdf Les lieus et les épaves sur la région d'Ajaccio.pdf  (52.97 Ko)