Alban : mettre un terme à la polémique
Communiqué de la Direction municipale :
DES SOLUTIONS PROVISOIRES POUR LES SANS ABRIS DU SITE ALBAN
Réhabiliter le site Alban, mettre fin à l’insalubrité, et trouver une solution humaine au relogement des sans abris qui ont élu domicile dans des locaux vétustes et dangereux, tels sont les objectifs de l’équipe municipale. Après avoir créé les conditions juridiques permettant la réalisation à moyen terme de projets immobiliers intégrant un large espace public entre le cours Napoléon et le boulevard Paoli, la Direction municipale, sous l’impulsion du Député-Maire, a mis en place, à la mi mars, une cellule de coordination et de suivi « des populations en difficulté de l’espace Alban et d’autres squats de la ville ». Le relogement des sans abris relève des compétences de l’Etat, mais la ville a choisi d’y apporter le concours actif de ses services, aux côtés du Département, de l’Etat, de la Falep et des associations humanitaires. Après l’incendie du 4 avril, la ville a trouvé dans l’urgence des solutions de relogement (très) provisoires pour les 19 personnes concernées. L’Etat, de son côté, a décidé de commander des tentes pour installer ces personnes non sur le site Alban, mais sur un terrain privé situé près de la Rocade et équipé d’installations sanitaires. Il s’agit là de conditions provisoires, mais tout de même plus humaines que celles que connaissent aujourd’hui les sans abris. Sans tapage, loin de toute agitation politicienne, l’équipe municipale travaille, avec d’autres, à des solutions concrètes susceptibles de répondre aux attentes légitimes des habitants du quartier comme aux besoins sociaux des sans abris et des mal logés. Ajaccio, le 8 avril 2004
ALBAN : mettre un terme à la polémique
La polémique, suscitée par certains opposants à la municipalité, à propos du site Alban est doublement détestable. D’abord parce qu’elle ne repose sur aucun fondement sérieux ; ensuite, et surtout, parce qu’elle exploite la détresse humaine à des fins politiciennes.
Deux rappels élémentaires
· Le terrain Alban n’appartient pas à la Ville d’Ajaccio, mais à un particulier qui a l’intention de l’aménager. · Les sans-abri qui ont élu domicile dans les anciens garages Fiat – dans des conditions sanitaires inacceptables – sont des êtres humains qui doivent être traités comme tels. Ils ont besoin de soins et de solidarité, non d’invectives et d’exclusion. La direction municipale n’ignore rien des difficultés, des attentes, et des impatiences légitimes des habitants du quartier. Rompant avec l’inaction antérieure, elle s’est efforcée de trouver à ces problèmes délicats des solutions adaptées qui respectent les droits et les intérêts de chaque partie.
L’avenir du site
Les propriétaires du site ont toujours différé son aménagement, car ils estimaient que les dispositions du POS étaient trop contraignantes. Après une série d’échanges et de discussions, entamés il y a plusieurs mois, avec les services techniques de la ville, l’architecte des bâtiments de France, les propriétaires, les maîtres d’œuvre et les élus, un accord a été trouvé. Le conseil municipal a été appelé à procéder, le 23 février 2004, à une modification d’un emplacement réservé au POS. · La façade, inscrite à l’inventaire des monuments historiques, sera conservée, restaurée, et intégrée au projet. · La rue Del Pellegrino sera élargie. · La trouée entre la rue Del Pellegrino et l’îlot central sera supprimée. · Une placette publique sera aménagée au centre de l’ensemble et sera reliée au Cours Napoléon et au Bd Paoli par un large passage piéton. Dès que la demande de permis de construire sera déposée en Mairie, elle sera transmise aux services de l’Etat (DRAC) qui prescriront certainement un diagnostic archéologique, comme ils viennent de le faire pour la rue Marbeuf. Si des fouilles s’avèrent nécessaires, leurs résultats pourront être intégrés dans les projets. Le dispositif juridique est en place et plus rien ne s’oppose à un aménagement rationnel du site : la direction municipale souhaite que les porteurs de projets privés trouvent leur compte dans le respect de l’intérêt général.
Le problème humain des sans-abri.
Le relogement des sans-abri relève de la compétence de l’Etat. Néanmoins, dès la mi-mars, à l’initiative du député-maire, une cellule de coordination et de suivi « des populations en difficulté de l’espace Alban et d’autres squats de la ville » a été mise en place. Elle réunit des services de l’Etat, du Département, de la Ville, la FALEP et les associations humanitaires. Elle est chargée de trouver des solutions durables à l’accueil et au logement des sans-abri.
La mise en sécurité de l’espace Alban
Après l’incendie du 4 avril, en liaison avec la FALEP, la direction municipale avec les services techniques et sociaux de la ville, ont pris toutes les mesures d’urgence pour reloger provisoirement, et pour nourrir, les 19 personnes concernées. Le président du Tribunal de Grande Instance a été saisi dès le 5 avril pour désigner un expert indépendant qui a procédé à un diagnostic technique, tandis que le périmètre Alban était sécurisé et gardienné. Le rapport d’expertise a été remis le 8 avril 2004 à 17 heures. L’arrêté de péril, exigeant la démolition des bâtiments incendiés, a été immédiatement signé par le maire et notifié le jour suivant au propriétaire intéressé.
Où en sommes nous aujourd’hui ?
La FALEP a été désignée comme opérateur pour reloger les sans-abri. Elle les accueille, pour quelques jours, dans ses locaux de Stella Maris (avenue Kennedy) en attendant de les installer sur un terrain privé, équipé de tentes, de sanitaires, et d’un point d’eau. Ce terrain, situé au Finosello, a été aménagé à cet effet, et avec l’accord du propriétaire, par les services techniques de la ville. Il s’agit là d’une mesure provisoire : les services sociaux de la Ville, du Département, de l’Etat, et la FALEP, sont au travail, dans le cadre de la cellule de coordination, pour aboutir à des solutions durables. Ces précisions sont destinées à mettre un terme à la désinformation, aux polémiques, et aux invectives qui, loin de faire progresser le débat et le dossier, ne peuvent aboutir qu’à les dévoyer. Ajaccio, le 9 avril 2004 La direction municipale
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